• 22nov

    Juste une mise au point…

    La chanson dit « juste une mise au point sur les plus belles images de ma vie »… Finalement c’est un peu ça l’objet du post d’aujourd’hui.

    Les blogueurs qui se justifient, les post coups de gueule, c’est vraiment le genre de truc qui me débecte. Si je n’ai ni envie de pousser une gueulante ni besoin de me justifier d’actes douteux, j’avais quand même envie de vous causer un peu suite à quelques rumeurs qui m’ont, je dois l’avouer, piquées au vif. Je n’avais pas vraiment envie de répondre à ces gens qui s’imaginent tout un tas de choses mais la voix de la raison m’a dit « tu n’as pas besoin de te justifier mais c’est bien d’expliquer aux gens afin qu’ils comprennent ». Alors expliquons ! J’espère que vous comprendrez.

    Ca fait un peu plus de 2 ans que je partage ici ma passion, je dirais même mon obsession de la gastronomie. En fait, j’avais qu’une seule envie purement égoïste : me faire plaisir. C’est toujours le cas aujourd’hui. Je suis tellement heureuse d’être de plus en plus suivie, j’aime partager des choses, j’adore rencontrer des gens, mais je le fais avant tout pour MOI. Uniquement pour ça. Et je crois qu’au fond c’est ça mon truc, ne pas me perdre dans des choses pour faire plaisir aux gens ou faire de l’audience.

    J’envisage donc Faim de Lyon ainsi : un espace de liberté. Et pour moi cette liberté n’est possible qu’à condition d’être totalement intègre. Je refuse les partenariats, billets sponsos, pub, copinages et autres démarchages. Ma liberté n’a tout simplement pas de prix. Depuis mes débuts je fais ma petite tambouille dans mon coin, en essayant de faire au mieux. Je dépense des sommes folles, toutes mes économies y passent. D’ailleurs, je préfère aller au resto que de m’acheter des fringues, que d’aller au ciné ou en vacances. J’ai également la chance d’avoir des parents formidables et passionnés avec qui je partage quelques tables. Je dois l’avouer, mon porte-monnaie pousse un ouf de soulagement et leur dit MERCI !

    De fil en aiguille, ce blog, cette passion, tout cet investissement m’a mené à la plus belle récompense qui soit : aujourd’hui je vis de ce que j’aime faire. Mais attention ! Je ne vis pas de mon blog, je ne touche pas un centime pour ça ! Je ne touche pas un centime mais soyons honnête, ça peut représenter quelques avantages : un café offert, la bise du chef, une coupe de champagne, un plat en plus… Ca ne va pas tellement plus loin pour moi. Ca ne va pas plus loin parce que je ne veux pas profiter d’une pseudo notoriété et parce que c’est contre mon éthique personnelle.

    Mon blog est une chose, mon job est en une autre. Depuis mai dernier, je bosse en freelance : j’écris pour différents supports et je bosse dans la com’ digitale pour plusieurs projets. Ceci m’amène donc à avoir une sorte de double casquette, difficile pour les gens de bien différencier Marjorie la prédatrice affamée et Marjorie la professionnelle. Ca l’est aussi pour moi finalement puisque les choses que je découvre via mon blog sont autant de ponts vers ma vie pro’ et inversement. Ce nouveau job m’emmène au plus près de ma passion et je pousse la porte de formidables établissements. J’assiste à des déjeuners presse, je suis en contact avec d’énormes personnalités du monde food. Je vis ça avec des yeux d’enfants, souvent émue, émerveillée et reconnaissante de ces gens qui croient en mon travail. J’essaye de me donner à fond pour toujours faire mieux. Et parce que ces moments sont très importants pour moi, je les partage de temps en temps sur Faim de Lyon ou sur la fan page.

    Pour terminer, une seule chose reste primordiale : être honnête. Bien sûr aujourd’hui, je peux difficilement tirer à boulet rouge sur les clients de mes clients qui me font manger (au resto) à la fin du mois. Mais ceci ne veut pas dire pour autant que je vais venir faire leur pub ici ou ne parler que de mes nouveaux copains chefs. Si vous le voulez bien, je vais vous raconter une anecdote. Il y a plus d’un an, j’ai rencontré Sébastien Bouillet lors d’une soirée. C’est toujours magique pour moi quand je rencontre des artisans talentueux. Nous avons longuement discuté, je lui ai confié être une inconditionnelle de ses pâtisseries mais pas franchement de ses macarons. Aujourd’hui, je le croise souvent, on échange ensemble mais je ne vais pas pour autant faire un éloge de ses produits si je ne suis pas moi même convaincue. Ainsi, que la meilleure tarte au citron de Lyon se trouve être la sienne… Je n’y peux rien et mon amitié pour lui non plus. Il ne faut pas oublier que lors de ces dégustations je ne suis pas seule juge, nous sommes entre 6 et 8 personnes. Autant vous dire qu’elles s’en foutent de mes chouchous et de mes copinages. Je pourrais bien abuser de stratagèmes sadiques pour piper les notes mais les testeurs sont bien trop durs à pervertir !

    Donc voilà… J’aurais pu faire la fille qui s’en fiche mais au fond qu’on me pense « vendue » ça me blesse et surtout ça me fait rager… J’aurais pu aussi écouter les « mais laiiiiiiiisse tu vaux mieux que ça ! Ce sont des jalouuuuuux ! » Mais j’ai préféré laisser la parole à mon côté entier et passionné.

36 commentaires

  1. 22 novembre 2012 à 20:07

     » Ce qu’on te reproche, cultive le, c’est toi  » Jean Cocteau.

  2. 22 novembre 2012 à 20:30

    ce genre de ragots obsessionnelle on les subits tous des lors que l’on atteint une certaine notoriété, un excellent collègue me disait un jour ou j’étais justement dans un jour sans a cause de basse rumeurs de ce type : pourquoi tu es en colère apres cela, tu viens de passer d’insignifiant à quelqu’un qui compte, et il faut bien avoué qu’il n’avait pas totalement tord.

    en ce qui me concerne je vis très bien le fait d’être parfois invité par des chefs et j’en retire même une certaine fierté lorsque ceux ci me le demande pour tester une nouvelle carte ou un nouveau plat mais forcement je suis dans un pays différent et les spécialistes ne sont pas légion….

  3. 22 novembre 2012 à 20:38

    Je comprends pas le plaisir qu’ont les gens à déblatérer..
    Ne prête attention à ça, au final ce n’est que de la jalousie dissimulée? Ton blog est très bien et tes lecteurs/lectrices savent très bien qu’ils peuvent te faire confiance!

    Culinairement tienne!

  4. 22 novembre 2012 à 21:25

    Avancer, s’investir à fond sans regret, développer son ambition et sa passion, ne pas trop regarder sur les côtés tout en s’exposant à la critique constructive, faire bouger les lignes et agir quand d’autres attendent, mais savoir rester à l’écoute de chacun pour apprendre et progresser.
    J’aime ton travail, ta passion et ton investissement.

  5. 22 novembre 2012 à 21:30

    moi non plus j’aime pas les macarons Bouillet (mais j’suis pas très macarons…), en revanche son Ardèchois, je me lèverai la nuit pour en manger :-) et puis Keep going miss !

  6. 22 novembre 2012 à 21:51

    des jaloux ? des aigris ?
    des non comprenants ?
    ça valait bien un petit billet d’humeur, qui ma foi détonne dans le paysage général de votre blog !!

  7. 22 novembre 2012 à 22:19

    J’ai adoré cette mise au point. Mon conseil surtout ne change rien et garde tes yeux d’enfant. C’est aussi le côté « magique » de Faim de Lyon (à mes yeux à moi cette fois).

  8. 22 novembre 2012 à 22:22

    Une petite mise au point s’avère nécessaire quelque fois.Perso, j’aime bien venir faire un p’tit tour ici et lire tes posts bien aiguisés qui me donnent a chaque fois de nouvelles envies. Au diable les détracteurs & mauvaises langues, qu’ils aillent voir ailleurs! Belle continuation à toi ;)

  9. 23 novembre 2012 à 00:24

    Très bien ce billet ! Je ne sais pas le pourquoi du comment des ragots en question, mais pour ma part j’aime bien les billets coups de gueule et points sur les i, ça fait du bien. Et pour le coup je ne peux que confirmer qu’on a souvent pu ne pas être d’accord sur les testings et que bien heureusement, tu ne nous as jamais rien imposé ni même essayé de nous imposer (non mais oh) ! :) Longue vie au gang des testeuses lyonnaises !

  10. 23 novembre 2012 à 10:56

    J’atteste.. le gang des testeuses n’es pas corrompu (ça serait mal nous connaitre) non mais dis donc ;)) et puis continue comme ça ;))

  11. 23 novembre 2012 à 16:28

    Il y aura toujours hélas des pisse-vinaigre… Bravo la lionne ;)

  12. 23 novembre 2012 à 23:59

    On a dit « Faim de Lyon » pas « Fin de Lyon » hein ! Zont rien compris, comme si ce genre de bassesse suffisait à te faire cesser de rugir de plaisir…

  13. 26 novembre 2012 à 22:31

    Chère Marjorie.
    Continuez à partager coups de coeur et de fourchette avec générosité. Vous lire est un plaisir.

  14. 27 novembre 2012 à 20:00

    Il y aura toujours des détracteurs ma belle. Mais tiens le coup. Perso tu me fais, non tu nous fais rêver. Et oui à la maison, nous salivons à tes descriptions et à tes images. Alors laisse les mauvaises langues parlées et tiens compte des personnes à qui tu tiens comme ces personnes formidables : TES PARENTS ! bizzzzzzzzzzzzzzzzz

  15. 29 novembre 2012 à 12:48

    <3

  16. 6 décembre 2012 à 13:30

    En tant que nouvelle testeuse en période d’essai qui espère bien participer à nouveau, je confirme la totale indépendance des tests réalisés !

    Bises

  17. 9 décembre 2012 à 18:33

    Ton éthique est la mienne et c’est très bien comme ça, ceux qui ne comprennent pas on s’en moque …bravo pour tout et bises

    • 9 décembre 2012 à 18:41

      Un énorme merci pour ton ptit mot Mercotte. C’est vrai que j’avais eu plaisir à voir que nous avions la même philosophie lors de notre 1er déjeuner ensemble. En espérant qu’il y en aura de nombreux autres !

  18. 15 décembre 2012 à 09:53

    J’ai deux problèmes avec ton post : d’abord il est inconcevable d’aimer les macarons et de ne pas considérer que ceux de Bouillet sont les meilleurs ! Je suis une maniaque du macaron et j’ai beau avoir testé les sois-disant meilleurs comme Laduree, aucun n’arrive au niveau de ceux de notre lyonnais (et je ne suis pas chauvine c’est uniquement mon estomac qui parle), même Pierre Hermé qui quand même nous a tué avec son Ispahan (la recette est de lui je crois) mais je m’egare dans les pâtisseries … D’ailleurs pour la tarte aux citrons meringuées qui est ma deuxième tuerie de la vie (quand je pense que j’ai raté le testing : damnation), j’ai un faible pour celle de Bouillet notamment dans son concept de la meringue mais parfois elle est trop zestée et pas assez meringuée mais elle est quand même au top.
    Bref l’autre problème que j’ai avec toi c’est la chanson que j’aime tout particulièrement au demeurant mais là je l’ai dans la tête et au bout d’un moment …
    Je te dirai en conclusion que tu as bien fait de faire cette mise au point (juste une mise au point …. Arrrrrffff ça y est ça recommence) si tu en avais besoin mais ce n’était pas nécessaire, les bons esprits ne s’y perdent pas dans l’authenticité, les mauvais seront toujours frustrés et aigris …
    Pour finir je n’ai que quelques mots (j’en ai cherché une bien chiante) : l’amour (de la bonne bouffe) est enfant de bohème, il n’a jamais, jamais connu de loi !

  19. 24 février 2013 à 14:20

    Je vous suis depuis vos débuts, sans être forcément d’accord sur tout, j’apprécie particulièrement cette intégrité et cette envie de liberté qui vous caractérise; ce qui sans doute nous rapproche
    Ce que j’apprécie aussi c’est ce style bien à vous, pas de copié-collé ni de plagiat c’est pour dire: enfin une blogueuse de talent qui sait manier la plume et la syntaxe ce qui n’est pas donné à tous ces pseudo critiques et autres blogueurs.
    Un peu moins de fautes d’orthographe et soigner leur style, seraient justice rendue à toute une profession à qui on ne pardonne pas le moindre écart….

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