À croquer

Juste une mise au point…

La chanson dit « juste une mise au point sur les plus belles images de ma vie »… Finalement c’est un peu ça l’objet du post d’aujourd’hui.

Les blogueurs qui se justifient, les post coups de gueule, c’est vraiment le genre de truc qui me débecte. Si je n’ai ni envie de pousser une gueulante ni besoin de me justifier d’actes douteux, j’avais quand même envie de vous causer un peu suite à quelques rumeurs qui m’ont, je dois l’avouer, piquées au vif. Je n’avais pas vraiment envie de répondre à ces gens qui s’imaginent tout un tas de choses mais la voix de la raison m’a dit « tu n’as pas besoin de te justifier mais c’est bien d’expliquer aux gens afin qu’ils comprennent ». Alors expliquons ! J’espère que vous comprendrez.

Ca fait un peu plus de 2 ans que je partage ici ma passion, je dirais même mon obsession de la gastronomie. En fait, j’avais qu’une seule envie purement égoïste : me faire plaisir. C’est toujours le cas aujourd’hui. Je suis tellement heureuse d’être de plus en plus suivie, j’aime partager des choses, j’adore rencontrer des gens, mais je le fais avant tout pour MOI. Uniquement pour ça. Et je crois qu’au fond c’est ça mon truc, ne pas me perdre dans des choses pour faire plaisir aux gens ou faire de l’audience.

J’envisage donc Faim de Lyon ainsi : un espace de liberté. Et pour moi cette liberté n’est possible qu’à condition d’être totalement intègre. Je refuse les partenariats, billets sponsos, pub, copinages et autres démarchages. Ma liberté n’a tout simplement pas de prix. Depuis mes débuts je fais ma petite tambouille dans mon coin, en essayant de faire au mieux. Je dépense des sommes folles, toutes mes économies y passent. D’ailleurs, je préfère aller au resto que de m’acheter des fringues, que d’aller au ciné ou en vacances. J’ai également la chance d’avoir des parents formidables et passionnés avec qui je partage quelques tables. Je dois l’avouer, mon porte-monnaie pousse un ouf de soulagement et leur dit MERCI !

De fil en aiguille, ce blog, cette passion, tout cet investissement m’a mené à la plus belle récompense qui soit : aujourd’hui je vis de ce que j’aime faire. Mais attention ! Je ne vis pas de mon blog, je ne touche pas un centime pour ça ! Je ne touche pas un centime mais soyons honnête, ça peut représenter quelques avantages : un café offert, la bise du chef, une coupe de champagne, un plat en plus… Ca ne va pas tellement plus loin pour moi. Ca ne va pas plus loin parce que je ne veux pas profiter d’une pseudo notoriété et parce que c’est contre mon éthique personnelle.

Mon blog est une chose, mon job est en une autre. Depuis mai dernier, je bosse en freelance : j’écris pour différents supports et je bosse dans la com’ digitale pour plusieurs projets. Ceci m’amène donc à avoir une sorte de double casquette, difficile pour les gens de bien différencier Marjorie la prédatrice affamée et Marjorie la professionnelle. Ca l’est aussi pour moi finalement puisque les choses que je découvre via mon blog sont autant de ponts vers ma vie pro’ et inversement. Ce nouveau job m’emmène au plus près de ma passion et je pousse la porte de formidables établissements. J’assiste à des déjeuners presse, je suis en contact avec d’énormes personnalités du monde food. Je vis ça avec des yeux d’enfants, souvent émue, émerveillée et reconnaissante de ces gens qui croient en mon travail. J’essaye de me donner à fond pour toujours faire mieux. Et parce que ces moments sont très importants pour moi, je les partage de temps en temps sur Faim de Lyon ou sur la fan page.

Pour terminer, une seule chose reste primordiale : être honnête. Bien sûr aujourd’hui, je peux difficilement tirer à boulet rouge sur les clients de mes clients qui me font manger (au resto) à la fin du mois. Mais ceci ne veut pas dire pour autant que je vais venir faire leur pub ici ou ne parler que de mes nouveaux copains chefs. Si vous le voulez bien, je vais vous raconter une anecdote. Il y a plus d’un an, j’ai rencontré Sébastien Bouillet lors d’une soirée. C’est toujours magique pour moi quand je rencontre des artisans talentueux. Nous avons longuement discuté, je lui ai confié être une inconditionnelle de ses pâtisseries mais pas franchement de ses macarons. Aujourd’hui, je le croise souvent, on échange ensemble mais je ne vais pas pour autant faire un éloge de ses produits si je ne suis pas moi même convaincue. Ainsi, que la meilleure tarte au citron de Lyon se trouve être la sienne… Je n’y peux rien et mon amitié pour lui non plus. Il ne faut pas oublier que lors de ces dégustations je ne suis pas seule juge, nous sommes entre 6 et 8 personnes. Autant vous dire qu’elles s’en foutent de mes chouchous et de mes copinages. Je pourrais bien abuser de stratagèmes sadiques pour piper les notes mais les testeurs sont bien trop durs à pervertir !

Donc voilà… J’aurais pu faire la fille qui s’en fiche mais au fond qu’on me pense « vendue » ça me blesse et surtout ça me fait rager… J’aurais pu aussi écouter les « mais laiiiiiiiisse tu vaux mieux que ça ! Ce sont des jalouuuuuux ! » Mais j’ai préféré laisser la parole à mon côté entier et passionné.

36 commentaires

Laisser un commentaire

Revenir en haut de page