Adresses ici et là

Jacques Decoret à Vichy

Vichy, ses pastilles, ses thermes et son atmosphère belle époque. Autant d’alliés (pour comprendre la blague j’espère que vous êtes bon en géo) qui ont séduit notre étoilé, le chef Jacques Decoret.

Il m’en aura fallu du temps pour vous parler de cette table testée en septembre dernier… Peut-être parce que je n’ai pas du tout accroché ?!

Petit retour en arrière donc en cette fin d’été. J’avais lu/entendu de très bonnes critiques sur cet ancien de la maison Marcon. Je m’attendais donc au « meilleur ». Récit du « pire ».

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Légumes secs

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Couteaux marinés

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L’eau de tomate légèrement prise, sablé parmesan et petites gambas

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Un fois gras de canard des Landes poêlé, infusion d’eucalyptus et radis noirs

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Des feuilles, des feuilles, de l’échalote et à la fin une huître

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Quelques coco de Paimpol, un bar de la Cotinière cuit très doucement, le pain de seigle et la levure

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Un ris et rognon de veau du Limousin poêlés, différentes carottes et mousseux de gingembre

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Les mirabelles d’Alsace pochées additionnées de café fort

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Derniers souvenirs de ce été avec la confiture de myrtille, feuilles de meringue et fleur d’oranger

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Une purée de datte Medjool dans une fausse tarte au sabayon et yaourt, un pamplemousse rouge confit

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Tout d’abord cette salle moderne. Trop moderne, trop contemporaine. A vrai dire jolie mais froide. Et quand le service est des plus approximatif cela vous donne une ambiance plutôt glaciale. Au delà de vous servir les plats, pour moi les serveurs sont là pour faire voyager dans l’univers du chef. Malheureusement nous sommes restés sur le quai et le train pour l’orgasme culinaire est parti sans nous. Notre choix s’est porté sur le menu confiance. Une invitation à la libre interprétation des envies du chef. Nous ne savons donc pas à quelle sauce nous allons manger !

Côté assiette, l’ensemble est assez brouillon. Des belles promesses comme pour ce festival de feuilles censé nous évoquer le goût d’une huître. Malheureusement, hormis la saveur de l’échalote il faudra repasser. Après des mises en bouche, du poisson et du ris de veau, nous attendons la viande avec impatience (petit rappel nous ne connaissons pas le menu). Et nous attendons encore… nous passons directement au fromage. Quelle déception ! Quant aux desserts ils réservent le pire. Des saveurs mal équilibrées, le café et la fleur d’oranger étouffent littéralement les plats.

Les vraies bonnes surprises, parce qu’il y en a quand même eu, la gambas à peine cuite qui délivre toute la délicatesse de cette grosse crevette. Et ce nectar, Le Mas Julien, une révélation. Des arômes langoureux qui vous émoustille et vous emmène tout droit dans un bouquet de roses.

Au final une table qui manque de délicatesse et de surprises, pour un menu à l’aveugle c’est quand même dommage.

www.jacquesdecoret.com

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