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Coup de foudre pour un plat à Sa Qua Na

C’est drôle, à chaque fois que j’évoque cette table je ne peux m’empêcher d’évoquer le sensuel, le charnel, le sexuel même. Si j’ai déjà été séduite lors de mes 2 précédents déjeuners (ici et ), le 3è fut le théâtre d’un véritable coup de foudre.

Turbot, beurre noisette, rhubarbe, estragon

Comme l’évidence d’une rencontre, j’ai timidement demandé si ce plat pouvait être ajouté à notre petit menu. Première lecture, premier regard, il se passait déjà quelque chose entre nous. Il a joué avec mes sens comme des préliminaires agaçants, diffusant ses effluves insolentes dans toute la salle lorsqu’il se trouvait devant les autres convives.

Des accords pour un plat direct, tout droit vers l’essentiel. Une fois le palais possédé par les saveurs, la fraternité entre chaque élément semble évidente. Il se dégage des arômes de vanille, des notes de réglisse. Je deviens tendue à l’idée d’arriver sur la dernière bouchée, je n’ai pas envie que cela finisse.

C’est un moment rare, si difficile à décrypter et à expliquer. Je suis ivre. Ivre de bonheur. Une sensation volatile et éphémère mais gravée dans ma bibliothèque de souvenirs. De ceux qui vous feront répondre, même des années plus tard « L‘un de mes plats préférés ? Ce turbot incroyable un week-end de Pentecôte à Sa Qua Na. J’ai encore le goût sur le bout de ma langue ».

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