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Cuisine et Dépendances Acte 2 à Lyon

C’est l’histoire de deux copines qui ont envie de se faire une bonne bouffe un samedi soir. Le Gault & Millau en main, bingo ça sera Cuisine et Dépendances Acte 2.

Dans un beau décor contemporain en brun et rose, le même principe que rue Ferrandière, une cuisine jeune, fraîche et maligne, un peu fusionnante [..] Cave solide avec de bonnes références en rhône.

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Croustille de crabe aux herbes fraîches, douceur d’artichaut, vinaigrette pina-collada

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Pavé de cabillaud, vapeur de légumes, bouillons de langoustine et kumquat à la citronnelle

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Souris d’agneau confite au thym, sucrine et mousseline de pomme de terre

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Tubos croustillant, crémeux amande ivoire, compotée d’ananas au gingembre

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Le fameux chevalet…

Une chose est sûre quand on sort de ce resto, on ne tombe pas sous un syndrome d’accoutumance. Et vas-y que je t’en fous plein les mirettes avec la déco baroque, vas-y que je la joue trendy fashion. La hypitude s’arrête tout de suite à la vue de ce magnifique chevalet en plastique disposé sur la table, avec la trombine du chef qui veut nous vendre son bouquin. L’espace d’un instant je me suis retournée pour voir si je n’étais pas entrée à Courtepaille par mégarde. Bon ok ça va, c’est fini de faire ta chieuse ?

Malheureusement non, ce n’est que le début. Mon amie goûte le vin, un Crozes de chez Graillot. Y’a un truc qui cloche. Je goûte, je trouve que ça cloche aussi. Le vin n’est pas franchement bouchonné mais il a un goût et une odeur inhabituels. Plutôt que satisfaire sa clientèle et lui laisser un agréable souvenir, le maître d’hôtel préfère ramener sa science face à 2 minettes, qu’est-ce qu’on y connaît de toute manière ?

La suite du repas n’est pas tellement plus reluisante. Les assiettes se suivent et se ressemblent : brouillon, fades ou au contraire avec trop de mélanges de saveurs, sans finesse et dans des costumes d’apparat clinquants. A l’arrivée de la souris d’agneau nous hésitons à chanter « joyeux anniversaire » afin de souffler sur cette branche de thym fumante, ridiculeusement plantée sur la viande. Les pompiers c’est la cerise sur l’agneau, c’est ça ?  A l’arrivée de l’addition, la crise cardiaque et la banqueroute nous foudroient et ce n’est pas cette pauvre guimauve offerte à notre sortie qui y changera quelque chose.

Alors peut-être que, dans l’éventualité ou par le plus pur des hasards le chef aurait été en cuisine ce soir là, ça aurait été différent ? Peut-être. Mais il préfère passer la soirée en salle avec des amis ou enregistrer un single. Je dis ça…

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