À croquer

La meilleure fondue du monde : la fondue Suisse moitié-moitié

Si vous êtes Savoyard ou chauvin (pire… les 2 à la fois !) vous avez deux solutions : passer votre chemin ou mettre votre orgueil de côté.

L’histoire débute hier soir alors que je m’apprêtais à concocter une fondue moitié-moitié. Non contente de m’en délecter, j’ai posté la photo suivante sur Facebook…

fondue suisse

Découvrant cette image, les ayatollahs du fromage à la coupe se sont offusqués de cette prétendue fondue industrielle. Nom d’une pic, pas de ça chez moi !

Pour rédiger cet article je n’ai pas fait les choses à moitié (moitié). Sachez (enfin sachet si on veut coller à la question) que je me suis entourée d’un collectif de professionnels surentrainés. En véritables fondus, pas un ne perd son bout pain, aucun d’eux ne fait ces satanés fils qui collent et pendouillent au caquelon. Nourrie de leurs témoignages, je vous livre tous les secrets de la meilleure fondue du monde sur un réchaud.

La fondue moitié-moitié est une spécialité made in Switzerland. On la nomme ainsi car elle se compose de 50% de Gruyère Suisse et de 50% de Vacherin Fribourgeois (totalement différents de nos gruyère et vacherin). Davantage onctueuse et plus forte en goût, elle met sacrément à mal la réputation de sa cousine savoyarde, définitivement bien trop sage, presque fade à côté (et ce même avec un super beaufort ou un top comté).

De l’autre côté du lac Léman, on en trouve partout, couramment présentée en sachet, prête à l’emploi. Oh mon dieu ! Hérésie des temps modernes ! Et bien non. Il faut toujours tourner 7 fois son pic dans la fondue avant de dire une bêtise. Bon nombre de fromageries préparent elles-mêmes le mélange auquel elles ajoutent uniquement un peu de fécule de pomme de terre (ou de Maïzena). Autrement dit, acheter une tranche de fromage ou un sachet, ça ne change pas grand chose, pour ne pas dire rien du tout. Enfin si, dans son emballage la fondue se conserve mieux, plusieurs semaines, et se congèle très facilement. Hyper pratique, ça permet de faire un petit stock lorsque vous filez en Suisse et d’en profiter pendant plusieurs mois. Pour ceux qui ne passent pas la frontière, vous en trouverez facilement chez votre fromager (j’en ai déjà vu chez Mons aux Halles de Lyon), parfois même en hypermarché. Quant aux réfractaires au plastoc, ils pourront toujours se frotter à la recette archi simple, dispo ici (perso, je ne mets pas de kirsch). Pour finir, voici quelques conseils pour réussir votre fondue : ne faites pas sécher le pain à l’avance. Frais, il s’imbibe facilement et c’est tellement plus agréable à mâcher. Et très important : le fromage ne doit surtout pas cuire, encore moins bouillir. Faites-le chauffer à feu tout doux. Pas de vin blanc sous la main ? Du champagne fait aussi parfaitement l’affaire (testé et approuvé).

Suisse ou Savoie, en matière de fondue, y’a vraiment pas débat. Et vous, vous en pensez quoi ?

10 commentaires

  • clairettededie69 says:

    Ha ha ha !! ya pas débat !!
    La fondue n’est QUE suisse, elle a été inventée par les armaillis fribourgeois, d’ailleurs.
    La mémoire de mon grand-papa, honorable pur Helvète qui naquit, vécut et mourut dans son village du Jura vaudois (Ste-Croix, où fut inventée la boite à musique, si si !) m’empêche ici de révéler son secret pour une fondue parfaite et toujours digeste, mais je confirme tout les dires de cet article, kirsch compris – mais du jus de citron ??? de CITRON, quoi !! – ça, c’est exclus.
    Le gruyère donne le côté goûteux et salé, tandis que le vacherin fribourgeois donne le crémeux et l’onctuosité; la maïzena fait la liaison entre le vin blanc (qui doit fumer, jamais bouillir) et le gras du fromage.
    je n’ai jamais raté une fondue, encore moins une moitié-moitié râpée et préparée en laiterie; je l’ai fait découvrir à plein d’amis, jamais personne n’a été malade et tout le monde a été converti !
    Je n’ai plus qu’à essayer de la faire au champagne maintenant… Remarque, je connais des Suisses qui la font au… cognac !

    • Selon ce que j’ai trouvé sur le web : ‘Le citron ou la crème de tartre sont acides et permettent d’émulsionner la fondue. Concrètement, les corps gras du fromage (et il y en a beaucoup!!) n’ont pas tellement envie de se mélanger au vin blanc (eau+alcool). Le fait d’ajouter cette acidité va créer une réaction permettant d’obtenir une fondue parfaitement homogène! Et il n’y aura pas de goût citronné!’ http://www.lacuisinedebernard.com/2011/03/la-fondue-suisse.html#more
      Info ou intox je ne sais pas, mais là c’est quand même le site officiel du Gruyère donc je pense qu’ils savent de quoi ils parlent.

  • johanna says:

    moi je veux bien gouter… mais tu achètes ca ou???

  • Yvan says:

    La Comtoise une variante plus proche de la suisse que la savoyarde (un peu fade parfois et trop lourde en fromage)c’est avec uniquement un mélange de bon et moins bon fromage de comté (on n’est pas chauvin!)et du blanc du jura mi chardonay mi savagnin en vin d’accompagnement(Le savagnin dans la fondue c’est dommage ou alors un petit verre pour le parfum de terroir).L’acidité est idéalement donné par le vin, un sylvaner très vert surtout bon à cela plutôt qu’à boire. et le rapport vin fromage doit etre en plus en faveur du vin, dans les campagnes jurassiennes le vin devait être plus abondant que le fromage…

  • Yoanna says:

    J’ai habité 10 ans en Suisse et effectivement, on trouve de la très très bonne fondue en sachet ou dans des packagings prête à l’emploi! On y rajoute quelques bolets et là…hhmmm :)

    http://www.aboutfoood.com

  • alibert says:

    ou trouver le produit lyon ou vienne 38

  • camille says:

    Team franche comté ! Comté, vin jaune et morilles, il y a que ça de vrai ma pauvre dame!

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